50 Nuances de Grey – Pêches et Cris


50 Nuances de Grey

Par Elena Ognivtseva

J’ai été très tentée de mettre un titre différent pour ce billet. 50 Shades of Sh*t m’est venu à l’esprit mais je me suis dit que ce n’était pas très convivial pour les moteurs de recherche !

Je sais que c’est une vieille nouvelle et que tout le monde en parle depuis des semaines, mais j’ai enfin terminé 50 nuances de Grey. Je ne vais pas continuer la série. Honnêtement, je ne pense pas avoir jamais lu un livre érotique qui m’ait ennuyé aussi intensément. On a beaucoup parlé du manque d’intérêt des personnages principaux, Christian Gray et Anastasia Steele, mais à mon avis, ce n’est qu’un problème mineur.

Le plus gros problème que j’ai avec 50 Nuances, c’est que l’écriture est épouvantable.

Je vous jure que si j’avais dû lire que Christian « a finalement trouvé sa libération » comme un euphémisme pour jouir une fois de plus, j’aurais jeté le livre à travers la pièce. Étant donné qu’il s’agit d’un livre dominé par une relation sexuelle, E L James aurait vraiment pu trouver de meilleures façons de parler de l’orgasme masculin. Mais non, littéralement à chaque fois que Christian jouit, « il trouve sa libération ». Ugh. C’est dégoûtant. En fait, l’ensemble est tellement mauvais que je ne peux pas continuer.

Donc, pour résumer : roman de design enthusiast-fic BDSM affreusement écrit avec des descriptions sexuelles horriblement artificielles, des personnages ennuyeux et un cliffhanger inutile. Pour un roman qui essaie de vanter les vertus du BDSM (je pense que c’est ce qu’elle fait au moins…), toute cette histoire de dom/sub semble tour à tour ennuyeuse et banale, puis soudainement effrayante et que personne ne voudrait faire. Ce qui est bien sûr ridicule.

Je crois qu’il y a deux autres livres dans la série. Je ne les achèterai pas. Même pas s’ils sont en marketing au supermarché.